08/04/2014

Recadrage

Avant-propos :

Bien qu'il ne semble pas en être conscient, le président de l'asbl 100 chevaux sur l'herbe est implicitement devenu un personnage public en créant son association, en ouvrant son domaine aux visiteurs et en sollicitant leur soutien. Qu'il le veuille ou non, son œuvre et lui-même s'exposent donc à la critique tant positive que négative, de ses actions, ses déclarations et publications.

Un bon gestionnaire est conscient de cet état de fait; il est capable d'accepter les critiques fondées, d'en tirer les leçons et de prendre des actions correctrices.

Répondre aux critiques par la manipulation, la désinformation, le mensonge et pire, par l'insulte et la calomnie ne sont certainement pas l'apanage d'un bon gestionnaire; bien au contraire, une telle attitude reflète plutôt de grosses lacunes en gestion et en communication.

Il est vraiment nécessaire de recadrer les faits :

"L'affaire AFSCA"

Contrairement à ce que la campagne médiatique de M. Beelen tente de faire croire, le contrôle effectué par l'AFSCA s'inscrivait dans une campagne de contrôles de routine à laquelle d'autres associations ou détenteurs d'équidés ont été soumis. Toute tentative de faire croire que les fonctionnaires de l'AFSCA auraient lancé une action ciblée destinée à nuire ou détruire l'ASBL 100 chevaux sur l'herbe relève du délire paranoïaque.

Les inspecteurs n'ont pu que constater une situation irrégulière et la faute ne leur incombe certainement pas. Ils n'ont pas créé cette situation et à vrai dire, leur travail aurait été simplifié si les équidés avaient été en ordre. C'est une évidence et le nier est une fantaisie.
L'unique coupable de cette situation est et reste le détenteur des équidés puisqu'il est entièrement responsable de la mise en ordre de ceux-ci.

Cette situation n'est pas sans rappeler un problème précédent rencontré par le président de l'asbl 100 chevaux sur l'herbe au point de vue de l'infrastructure de son domaine. En 2009, celui-ci avait déjà crié au scandale à propos d'un contrôle mené par l'urbanisme. Il était déjà à l'époque, l'unique responsable des infractions relevées.

Un bon gestionnaire ne se perdrait pas en campagnes médiatiques ineptes, au lieu de cela, il s'attacherait à être scrupuleusement en ordre à tous points de vue afin d'être irréprochable mais également, de devenir un exemple en la matière.

Il n'y a pas à tergiverser, les faits sont là; ils sont irréfutables et aucune campagne de désinformation ou de manipulation de l'opinion ne pourra y changer quelque chose.

Si tous ses équidés avaient été en ordre, le président de l'asbl 100 chevaux sur l'herbe aurait pu saisir la balle au bond et rédiger alors, des articles profitables à l'image de son asbl en montrant qu'elle avait satisfait à cette inspection.

"Notion de refuge agréé"

Si l'asbl 100 chevaux sur l'herbe n'a pas l'agrément de refuge, ce n'est ni la faute du SPF Santé ni celle de l'AFSCA ou de qui que ce soit d'autre que son gestionnaire.

Le président de l'asbl N'a JAMAIS sollicité l'agrément de refuge et N'a JAMAIS entamé la moindre démarche à ce sujet. C'est son droit et son choix.

L'agrément de refuge N'est PAS UNIQUEMENT assujetti au choix de rachat des chevaux de la boucherie. D'autres critères entrent en ligne de compte :

Un refuge doit tenter de placer les équidés ADOPTABLES à l'adoption et TOUTES les conditions d'hébergement édictées par le SPF doivent être respectées.

Rien, ni personne n'empêche le président de l'asbl 100 chevaux sur l'herbe de choisir de se mettre en conformité et de solliciter l'agrément.

"Le sauvetage de la boucherie"

S'il est vrai que le rachat des chevaux de boucherie est incompatible avec le statut de refuge, cela est légalement et facilement contournable.

Il n'est pas illégal de racheter un équidé destiné à la boucherie et de l'abandonner ensuite à un refuge pour autant que celui-ci puisse l'accueillir en terme de capacité et accepte cet abandon.

"Le conseil du bien être animal"

Comment peut-on affirmer que le groupe de travail dédié aux équidés est hermétique ou indifférent au plaidoyer du président de 100 chevaux sur l'herbe puisque ce dernier ne leur a jamais fait part de ses arguments ?

Madame le Ministre lui offre de pouvoir présenter ses doléances; pourquoi ne pas en profiter ?

Et pourquoi donc ne pas saisir l'occasion ? Pourquoi ne pas envisager un amendement ? Serait-il impossible d'argumenter ?

Pourquoi ne pas tenter de rassembler des arguments en faveur d'un amendement auprès d'autres acteurs de la protection des équidés ?

Et quand bien même ce groupe se révèlerait finalement hermétique et indifférent; le sujet mérite d'être présenté et les arguments existent.

"Facebook"

Les pages "100 chevaux pitoyables" et "100 chevaux pitoyables-réactions" offrent un spectacle de cour de récréation.

Je ne cautionne pas la création de la première mais je peux la concevoir dès l'instant où, le président de l'ASBL 100 chevaux sur l'herbe à ouvert les hostilités à l'encontre du vétérinaire chargé du contrôle de l'AFSCA sur la page officielle de son association. (Concevoir ne signifie pas être en accord)

Il serait donc de bon ton que ce président d'association pose un geste fort en supprimant les publications incriminées sur la page Facebook "100 chevaux sur l'herbe".
Je ne manquerais certainement pas, dès lors, de réclamer à corps et à cris, la suppression de la page "100 chevaux pitoyables".

recadrage,100 chevaux sur l'herbe, facebook, afscaUne conciliation implique des efforts de part et d'autre; il ne s'agit pas d'une action à sens unique par laquelle une seule partie reconnaît l'hégémonie de l'autre.

Conclusion

La désinformation et la manipulation sont des écrans qui ne peuvent tout dissimuler et lorsqu'ils tombent, leur fracas entraîne toute crédibilité avec lui.

Nul n'est infaillible, personne n'est à l'abri d'une erreur et chaque jour peut apporter sa leçon.

Lancer une campagne destinée à déstabiliser des personnes ou des institutions alors que cette campagne est basée sur la désinformation et la manipulation n'est pas sans conséquences néfastes tant pour l'auteur que pour ses cibles.

Reconnaître s'être trompé est une force. Il vaut mieux apprendre de ses erreurs plutôt que de les nier avec aplomb et continuer dans la même voie.

Inspirez vous du cycle de Deming… Vive l'amélioration continue !

Commentaires

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Écrit par : Renaud Klee | 08/04/2014

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