03/09/2014

Il faut oser...

Même après avoir patienté un temps non négligeable, force est de constater que rien ne change…

Il est d’ailleurs d’autant plus déplorable de voir que le président d’une association soit totalement incapable de s’interroger sur ses publications à grande visibilité alors que l’actualité nous interpelle sur le triste sort de nombreux équidés. 

(Lire l'article sur 7/7 : cliquez ICI)

 

Bien que l’on puisse éventuellement concevoir que ses publications soient encouragées par les commentaires d’aficionados sans doute un peu naïfs et certainement prompts à soutenir ses propos, on ne peut que s’interroger sur certaines déclarations…

 

Ce 30 août, le président de 100 chevaux sur l’herbe publie « innocemment » une photographie de deux chevaux où il ne manque pas, en légende, de provoquer des réactions par rapport aux adoptions d’équidés. (Cliquez sur l'image pour agrandir)

100 chevaux sur l'herbe,manipulation,adoption,généralisation

 

Bien entendu, les commentaires ne se font pas attendre et cela lui permet de critiquer la personne ayant adopté un équidé avant d’être contrainte de lui rendre.

 

Quelles que puissent être les raisons de ce retour et certainement lorsque l’on sait qu’elles n’ont rien à voir avec de mauvaises conditions d’hébergement; mon opinion est qu’il est vraiment déplacé de critiquer ainsi une personne qui a voulu donner une chance à ce cheval et s’est investie en ce sens.

Ceci constitue un bel exemple du fait que ce monsieur n’a strictement aucun respect pour les personnes qui ont adhéré à sa cause et se sont dévouées pour l’aider.

Ce que cette personne et son entourage peuvent ressentir à la lecture des propos de monsieur Beelen n’a visiblement aucune importance. Mais plus encore, cette publication à bien entendu un objectif qui apparaît clairement à la lecture de cette phrase de la légende : « vous comprenez pourquoi nous ne plaçons plus nos équidés… ». 

 

Belle manipulation de l’opinion : cet équidé a été placé, son adoptante n’en voulait plus, vous comprenez pourquoi nous ne plaçons plus d’équidé… Il faut être aveugle pour ne pas voir là une généralisation forcée, destinée à cautionner la politique de 100 chevaux sur l’herbe en matière de placement d’équidés. 

 

Une rare exception devient donc une règle absolue : nous refusons de placer des équidés parce que cela tourne mal. Et tant pis si plus de 80 % des adoptions se déroulent pour un mieux; ça, c’est un fait qu’il faut occulter en mettant en exergue ce que l’on considère comme un échec.

Pour rappel : le placement d’animaux est l’une des conditions liées à l’obtention d’une agrégation de refuge.

 

 

Plus déplorable et dans un autre registre, ce 2 septembre, le président de l’association 100 chevaux sur l’herbe fait la démonstration qu’il ose tout, vraiment tout…

Et franchement, il faut vraiment faire preuve d’un manque total de réflexion pour oser publier ceci : (Cliquez sur l'image pour agrandir)

100 chevaux sur l'herbe,manipulation,adoption,généralisation

 

Comment peut-on comparer la mise à l’abattoir de chevaux aux horreurs commises par les nazis ?

 

Il me semble, et je pense que cette opinion est partagée; qu’il est parfaitement inconcevable de faire un tel amalgame et ce, même si l’on voue aux équidés, un amour inconditionnel.


Je ne peux d’ailleurs pas même imaginer qu’une telle publication ne soit pas censurée tant elle peut heurter de nombreuses personnes.

 

23/01/2014

Être ou ne pas être un refuge agréé ?

IL EST IMPORTANT DE LIRE L'ARTICLE D'INTRODUCTION POUR COMPRENDRE LES RAISONS DE LA MISE EN LIGNE DE CE BLOG
(Cliquez sur "Introduction" dans l'onglet "catégories")

Être ou ne pas être un refuge agréé ?

Telle est la question…

Les choses deviennent finalement difficiles à comprendre et les déclarations successives du président de l'asbl "100 chevaux sur l'herbe" prêtent à confusion.

Pour rappel, il n'a jamais sollicité l'agrégation de refuge auprès du SPF Santé Publique pour diverses raisons.

Il demande malgré tout, de manière véhémente, à être reconnu comme refuge par le biais de ces publications et dans les interviews qu'il donne aux médias.

Il invoque avec raison, le fait qu'un refuge agréé ne puisse pas acheter d'animaux et soit contraint de tenter d'en replacer un maximum. Ceci est tout à fait vrai, un refuge agréé doit respecter ces directives. Son désir de se focaliser sur le sauvetage de chevaux de boucherie n'est pas à critiquer; l'action est belle et louable.

Analyse et commentaire des arguments :

"Un refuge ne peut pas acheter d'animaux"

Mais à côté de cela, un refuge peut recueillir des animaux abandonnés…  Et vu qu'il est fréquemment arrivé que des sauvetages soient financés directement par des sympathisants de l'asbl "100 chevaux sur l'herbe", une solution se dégage rapidement. En effet, qu'est-ce qui empêcherait un sympathisant de sauver ce cheval de la boucherie en le rachetant avant de l'abandonner à l'asbl ?

Et pourquoi pas une autre asbl non agréée uniquement créée pour réaliser ces sauvetages avant de procéder à l'abandon ? A condition bien entendu que l'asbl agréée ne finance en aucun cas ces sauvetages.

"Un refuge doit tenter de placer les animaux"

L'asbl plaçait des équidés par le passé et elle avait d'ailleurs consacré un blog à ces adoptions (http://adoption-100chevaux.skynetblogs.be/).
Le président de l'asbl déclare souvent être au maximum de sa capacité d'hébergement et certains de ses pensionnaires mériteraient de profiter de cette opportunité d'autant plus que les conditions d'adoptions sont définies par contrat et que l'équidé peut-être repris à l'adoptant si celui-ci ne garanti pas le bien-être de l'animal.
Pour moi, le calcul est vite fait : un équidé adopté ouvre la place à un autre sauvetage!
Dans la situation actuelle, seul un équidé décédé ouvre la place à un autre sauvetage.

Cette idée est renforcée par le fait que les retours sont loin d'être légions et que bon nombre d'adoptés coulent des jours très heureux dans leurs nouvelles familles.

Bien entendu, ceci représente une charge de travail supplémentaire mais j'ai tant entendu le président de l'asbl "100 chevaux sur l'herbe" déclarer : "quand on veut, on peut" que je ne doute pas un seul instant que cet obstacle soit facilement balayé par son immense volonté d'agir au mieux pour les équidés.

Mon opinion :

Le président de l'asbl "100 chevaux sur l'herbe" demande l'obtention du statut de refuge agréé sans vouloir en faire la démarche tout en déclarant ne pas vouloir se plier à la réglementation en vigueur.
Le paradoxe est évident…

S'il veut que la réglementation change parce qu'il refuse de s'y plier, n'est-ce pas une autre voie qui doit être empruntée ? Pour changer cette réglementation, c'est vers les politiques qu'il faut se tourner mais alors, qu'en pensent les refuges agréés ? Sont-ils favorables au changement de réglementation ?

Si le président de l'asbl "100 chevaux sur l'herbe" voulait être cohérent, il choisirait définitivement les avantages et inconvénients d'un statut défini; soit celui d'un refuge agréé, soit celui sous lequel il figure actuellement.

Chaque statut à ses contraintes et il est illusoire et injuste de ne vouloir profiter que des avantages des deux sans aucune contrainte liée à l'un ou l'autre.

En outre, il est vraiment malvenu de jalouser et de critiquer les associations ayant fait leur choix comme il le fait d'ailleurs au travers de caricatures moqueuses. (Ce sujet sera présenté ultérieurement)

Les avis, les orientations, les politiques divergent et les différentes associations, qu'elles soient ou non agréées, ont toutes leurs différences qui les caractérisent et font, par leur diversité, la richesse de la protection animale.

Concernant les équidés, que ce soit de la boucherie, d'abandon ou de maltraitance, il y en a suffisamment à sauver pour que chacun puisse jouer le rôle qu'il a choisi dans le souci permanent de leur bien-être.

Les campagnes orchestrées par le président de l'asbl "100 chevaux sur l'herbe"  sont emplies d'incohérences plus qu'évidentes et elles ne font qu'entretenir une image d'absence de cohésion entre les différentes associations alors que plusieurs d'entre-elles ont déjà démontré qu'elles pouvaient œuvrer en bonne collaboration.

Quant à la guerre livrée par certains partisans de l'une ou l'autre option :

Critiquer le fait d'acheter des chevaux de boucherie en prétextant que cela enrichi les marchands et favorise le commerce est ridicule. La proportion d'équidés sauvés sur une année que ce soit tant par des associations que par des particuliers, n'a en aucun cas, une influence significative sur le nombre de chevaux vendus en filière viande. Par contre, il est tout à fait compréhensible que la réglementation des refuges agréés interdise cette pratique puisqu'elle pourrait entraîner des dérives et ouvrir une nouvelle forme de commerce déguisé. Il ne s'agit nullement pas d'un constat mais de la compréhension qu'un risque potentiel existe.
A décharge du choix de racheter des équidés de la filière viande pour les sauver de l'abattoir, il faut savoir qu'il n'existe pas d'élevage de chevaux destinés à la boucherie. Les coûts d'élevage d'équidés ne permettent pas, au vu des profits réalisés par leur vente dans la filière viande, de faire des bénéfices rentables. Tous les équidés se retrouvant dans cette filière y échouent parce qu'ils ne correspondent pas ou plus aux attentes de leurs propriétaires.

Dans le même ordre d'idée, critiquer le fait de recueillir des équidés saisis ou abandonnés en argumentant que cela permet à des propriétaires peu scrupuleux de se débarrasser de leurs équidés  en gardant la conscience tranquille et que cela risquerait d'encourager la chose est également inepte et malvenu. Ce ne sont là que des suppositions non vérifiées.

A suivre...